La Casbah d'Alger

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Message de http://assiadjebarclubdelecture.blogspot.fr/ :

Ne faut-il pas du génie et une sensibilité à fleur de peau pour représenter une ville que l'on a jamais connue?
J'aime cette représentation de ma ville, elle nous sort du cliché c'est certain. C'est le bleu de la mer qui déteint sur les murs au moment du coucher du soleil et le rouge pourpre qui semble arriver comme une vague; cette vague coule sur la ville. Pourtant elle est contenue par ces plaques dorées qui déchirent la cité ou plutôt la défigurent, la couvrent presque entièrement. Est-ce tous ces échafaudages qu'on aimerait pourtant voir apparaître partout, sur chaque maison, chaque hammam, mosquée, synagogue, école, café, épicerie, pour sauver cette citadelle qui se meurt d'être si mal-aimée?
Le rappel du rouge dans le cadre est ingénieux. La couleur de la passion, des amours secrètes dans les maisons honnêtes qui jouxtaient les autres maisons qu'on pourrait du coup penser malhonnêtes.
Je sais que tu aimes Assia Djebar Anne-Marie, c'est donc pour toi ces quelques lignes extraites de son roman en attendant le jour où je pourrai t'offrir la visite de ma ville:
"...il va revoir dans le clair-obscur de ce vieil Alger: Djazirat el Bahdja- la belle, la glorieuse, si longtemps l'imprenable, sa ville en pomme de pin", "ma cité des pirates légendaires", bribes d'histoire que sa mémoire, ce matin, sur la route, macère.
La Casbah va lui proposer ses venelles, ses ruelles en noeuds, en escaliers d'ombre- "ombre sans mystère, se dit-il, attendri, car je ne viens ni en étranger ni en touriste attardé, simplement en ould el houma, oui,moi, l'enfant du quartier à la mémoire soudain oblique".
La disparition de la langue française, Albin Michel, p. 68

C'est si poétique ce que tu fais!Merci!

Message d'A.:

Vraiment je pense à Albert Camus! L'étranger, être à Alger,déchirures,coups de canif sur la ville, lumière aveuglante, bleu et or, sable et mer, ville et mer... Alger se noie?